Rédigé par : Lili Liu
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Humidité et sommeil : tout savoir

L’excès d’humidité renvoie à un air saturé en eau. Autrement dit, cet air abrite plus d’eau qu’il ne peut en évaporer. Dans un tel cas de figure, le manque de confort ne tarde pas à se faire ressentir. Et, lorsque le sommeil nous fuit, on a vite fait d’accuser la chaleur. 

Bien qu’elle ait sa part de responsabilité dans notre malaise, l’humidité reste le principal coupable. Les faits sont là, sommeil et humidité ne font pas bon ménage !

De nombreuses études portées sur le sommeil ont démontré les risques de l’altération de son efficacité par une humidité excessive.

Envisagé de cette manière, on pense à l’impact significatif que ces mauvaises conditions pourraient avoir sur la qualité de vie du concerné. Car nous avons là, un cocktail redoutable mixant un déficit de sommeil à plusieurs virus causés par l’humidité exagérée.

À travers les prochaines lignes, nous nous pencherons sur ce qu’est-ce que l’excès d’humidité et les diverses causes de ce problème. Enfin, nous verrons ensemble les solutions envisageables pour y remédier et, en complément, optimiser son sommeil.

Décryptage d’un phénomène bien plus complexe qu’on ne le croit.

Qu’est-ce qui cause l’humidité dans une chambre ?

1) Une infiltration d’eau

La forte présence d’humidité dans une chambre se voit bien souvent causée par une infiltration d’eau. Provenant de l’extérieur, elle survient principalement dans les logements anciens/mal entretenus. Néanmoins, il n’est pas rare qu’un dégât des eaux chez le voisin en soit la cause. Ainsi, selon le cas, le problème humidité s’infiltre à travers le plafond, les murs ou encore le sol.

Les éléments les plus touchés sont donc ceux situés en contact direct avec l’humidité. À savoir les revêtements muraux/au sol et les meubles. Ici, contacter un spécialiste en la matière s’impose comme une évidence ! L’objectif étant de trouver l’origine précise de cette infiltration avant de réaliser des travaux en conséquence.

 En plus d’être inesthétique, la chambre humidité peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Elle peut également provoquer des dommages sur les structures d’un bâtiment comme des fissures, voire de la pourriture concernant le bois.

2) La remontée capillaire

Contrairement à ce que son nom indique, la remontée capillaire n’a aucun rapport avec une quelconque pousse des cheveux. Celle-ci est due à la diffusion de l’eau dans des matériaux poreux lorsque ces derniers sont en contact avec un milieu trop humide.

L’humidité relative remonte du sol pour ensuite s’incruster dans les murs enterrés. Par conséquent, ce phénomène est souvent lié à un taux d’humidité très élevé au sous-sol ou au rez-de-chaussée. La pièce la plus touchée sera donc celle située au-dessus de ces niveaux d’humidité.

3) Des fuites d’eau

Les fuites d’eau sont une autre source possible d’humidité dans une maison. Elles peuvent provenir de divers endroits comme les tuyaux, les robinets, les toilettes, la douche

Dans la plupart des cas, une fuite d’eau se manifeste par des gouttelettes qui tombent régulièrement sur le sol. Des gouttelettes qui, à la longue, provoquent de grandes flaques d’eau. Causant ainsi des taches humidité et de moisissure sur la zone plane.

Cela peut être assez difficile à repérer au début, surtout si la fuite se situe dans une pièce peu fréquentée. Toutefois, il est important d’agir de manière adaptée dès que certains signes sont aperçus. Assurément, cette anticipation évitera des dégâts plus dommageables.

4) La condensation 

La condensation est un phénomène tout à fait normal pouvant survenir dans différentes pièces du lieu de vie. Ici, l’air chaud entre en contact avec une surface plus froide. Il peut s’agir des vitres, des murs, du sol, voire du mobilier d’intérieur.

L’humidité se crée à partir de l’air chaud et humide contenu dans la pièce. Cet air chaud va se déposer sous forme de gouttelettes sur les façades plus froides. La condensation s’avère d’autant plus importante si la température de la pièce est haute ou si la ventilation n’est pas suffisante.

Dans une certaine mesure, la condensation est inévitable. Cependant, vous pouvez diminuer son impact en prenant quelques précautions simples comme aérer régulièrement les pièces.

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Comment savoir quand le taux d’humidité d’une chambre à coucher est trop élevé ?

Les différents symptômes de l’humidité dans une chambre peuvent être plus ou moins évidents. Tout dépend du niveau au sein de l’humidité chambre à coucher.

Certains signes doivent alerter sur la présence d’une humidité anormale. En voici quelques-uns :

  1. Une odeur désagréable ou suffocante dans la pièce ;
  2. Une atmosphère étouffante et oppressante ;
  3. La présence de moisissures sur les murs, les plafonds ou le mobilier ;
  4. Des taches d’humidité ou des flaques d’eau au sol ;
  5. Une sensation de fraîcheur ou de chaleur pesante et constante ;
  6. Des difficultés respiratoires ;
  7. Des boutons, des rougeurs ou des démangeaisons de la peau ;
  8. Une fatigue inexpliquée ou des maux de tête fréquents.

Si vous remarquez un ou plusieurs de ces symptômes dans votre chambre coucher, il est important d’agir au plus vite ! L’humidité peut en effet causer des maladies respiratoires et des allergies. Elle est aussi responsable de nombreux troubles du sommeil.

Avec le temps, l’humidité peut endommager les structures d’un immeuble et le mobilier d’intérieur. Ce qui représente des frais considérables en matière de réparation et de remplacement.

Comment la température ambiante peut-elle affecter le sommeil ?

Une température trop basse ou trop élevée dans une chambre à coucher peut donner lieu à trois conséquences négatives. Un endormissement difficile, un sommeil agité ou, plus catégoriquement, une insomnie.

Chacun d’entre nous a besoin d’une température ambiante (généralement) comprise entre 16 et 20 °C pour s’endormir facilement. En dessous ou au-dessus, le sommeil risque d’être perturbé.

Quoi qu’il en soit, la meilleure chose à faire reste d’écouter son corps. Si vous avez trop chaud ou trop froid, n’hésitez pas à prendre les mesures nécessaires:

  1. Car au sein d’une pièce trop chaude: la transpiration sera favorisée, provoquant, par extension, une sensation d’oppression et d’étouffement. Un épisode qui nuit fortement à la qualité sommeil.
  2. Au sein d’une pièce trop froide: l’organisme aura tendance à se raidir afin de conserver sa température interne. Ce phénomène sera d’autant plus accentué si vous dormez dans un lit peu chauffé. Les conséquences au réveil sont bien connues : fortes fatigues, courbatures et tensions musculaires. On notera aussi la difficulté à se réveiller et à quitter son lit le matin.

Préserver son sommeil qualité passe donc par un juste milieu en matière de température ambiante.

Quelle est la température idéale pour dormir ?

Comme expliqué dans le précédent paragraphe, l’endormissement sera favorisé sous une température idéale oscillant entre 16 et 20 °C. La raison ? Eh bien, pour la comprendre, penchons-nous rapidement sur le fonctionnement du cerveau humain. Plus précisément, au niveau de l’hypothalamus. 

Ce dernier va, à l’heure du coucher, faire baisser la température corporelle de l’individu. Une baisse de température couplée d’un objectif quotidien : accompagner le dormeur jusqu’au monde des rêves.

Or, si la température ambiante s’avère trop élevée, l’organisme aura du mal à se refroidir et à s’endormir. Inversement, dans une chambre trop froide, le corps ne parviendra pas à se réchauffer pour trouver le sommeil.

Enfin, notons qu’une bonne température ambiante influencera positivement le sommeil paradoxal. Ce stade se caractérise par des rêves vivaces et colorés. La phase paradoxale survient généralement au bout de 90 minutes de sommeil. 

Une mauvaise température ambiante a pour effet, si le sujet arrive à s’endormir, de perturber cette phase essentielle au repos nocturne. Résultat, un manque de concentration évident le lendemain durant la vie active. Voilà pourquoi les spécialistes du sommeil exhortent chacun d’entre nous à entretenir une température juste et stable chaque soir. (découvrir notre article détaillé concernant la température idéale pour dormir)

Les effets néfastes de l’humidité dans une chambre à coucher

L’inconfort au sein d’une chambre est le premier effet négatif causé par l’excès d’humidité. Celle-ci ne tarde pas à créer une sensation d’oppression et d’étouffement. Un sentiment désagréable qui, bien évidemment, réduit la qualité du sommeil.

Parallèlement, l’humidité représente un véritable danger pour la santé des résidents. En particulier dans la chambre bebe. Ce danger ne doit en aucun cas être négligé, qu’il vise l’espèce humaine ou animale. C’est en quelque sorte le ticket d’entrée d’une légion de bactéries, extrêmement riche en diversité. 

Autre fait, ces monstres version miniature s’avèrent tous plus dangereux les uns que les autres. Parmi eux, on retrouve l’Aspergillus Niger. Une bactérie connue pour provoquer des allergies respiratoires associées à des rhumes fréquents.

Citons également le Staphylococcus aureus, présent naturellement sur la peau des humains et des animaux, à première vue inoffensif…

En milieu humide, le Staphylococcus va radicalement changer de comportement ! Cette bactérie trompeuse se multipliera à une vitesse fulgurante. Finalement, une propagation de mycoses et d’infections cutanées fera son apparition sur les peaux touchées. D’un autre côté, les conséquences chez bebe peuvent être dramatiques.

Mais la pire de toutes reste assurément la bactérie Legionella pneumophila: Présente dans l’eau, cette dernière se développe à merveille en milieu humide. Son caractère envahissant est à l’origine de la terrible Légionellose. Une infection pulmonaire contagieuse et potentiellement mortelle caractérisée par de la fièvre, des maux de tête intenses et une forte toux sèche.

Pour finir, rappelons que l’humidité ne représente pas seulement un danger pour l’Homme ou l’animal. Elle l’est également dangereuse pour le mobilier se trouvant à proximité.

L’humidité excessive provoque très souvent la pourriture du bois, de la moisissure sur les vêtements et les tissus d’ameublement. Cette situation nuit grandement à la qualité de l’air ambiant et peut, à terme, devenir extrêmement dangereuse pour la santé.

Quel est le taux d’humidité idéal pour dormir ?

D’après l’unanimité des spécialistes, le taux d’humidité idéal (favorisant un sommeil qualitatif) se situe entre 30 et 50 %. Un taux trop faible (inférieur à 30 %) risque, par exemple, d’assécher les muqueuses, d’entraîner une irritation de la peau, ou même une gêne respiratoire.

Certains cas évoquent même des difficultés à fermer les yeux au moment de dormir. Ce symptôme s’explique simplement… L’atmosphère trop sèche cause la sensation d’œil irrité, voire de sable dans les yeux.

À l’inverse, un taux d’humidité trop élevé (au-delà de 50 %) est propice au développement de bactéries et virus (présentés en amont). D’où l’importance de maintenir un taux humidité stable dans chaque pièce.

En ce sens, il serait intéressant pour vous de connaître le taux d’humidité qu’exposent les différentes parties de votre logement. Ainsi, l’humidistat (un instrument dédié à la mesure de l’humidité) vous permettra de réguler l’humidité chez vous au quotidien.

Le marché actuel propose divers modèles d’humidistats, certains plus complets que d’autres. Les humidistats les plus basiques vous indiqueront uniquement le taux d’humidité ambiante à un moment T.

Les humidistats les plus évolués sont, quant à eux, capables de détecter l’humidité avec précision. Puis d’en réguler l’excès ou le manque (via un humidificateur/déshumidificateur).

Afin d’atteindre un taux d’humidité optimal, certains gestes quotidiens sont recommandés. En voici quelques-uns :

  • Lors de vos séances de ménage, privilégiez les produits d’entretien naturels (bicarbonate de soude, vinaigre blanc…) ;
  • Veillez à aérer régulièrement vos pièces et à dépoussiérer fréquemment les surfaces ;
  • Dans la mesure du possible, humidifiez l’idéale chambre (avec un humidificateur ou, tout simplement, en plaçant un récipient d’eau sur le radiateur); 
  • Pensez à évacuer convenablement l’humidité de vos pièces d’eau (salle de bain, cuisine) en les aérant quotidiennement.

À travers toutes ces informations, vous comprenez mieux l’importance d’avoir un taux d’humidité idéale chez vous. Ne serait-ce que pour préserver votre santé et atteindre un sommeil réparateur.

Surveillez donc cet indicateur dans chaque pièce de votre lieu de vie et adoptez les bons réflexes de façon assidue.

FAQ – Humidité et sommeil

Pourquoi l’humidité augmente-t-elle pendant la nuit ?

Durant le sommeil, le corps humain libère une certaine quantité d’humidité. Entre 200 et 700 millilitres d’eau pour être plus précis. Cette humidité s’exprime sous la forme de transpiration et d’expiration.

Par ailleurs, il est prouvé que la température corporelle baisse lorsque nous dormons. Conséquence directe, une diminution du métabolisme et donc de la production de chaleur. C’est ainsi que le corps va commencer à humidifier l’air ambiant afin de se maintenir à température constante. Voici comment le taux d’humidité de la pièce augmente durant la nuit.

Quelles sont les conséquences de l’excès d’humidité sur la santé ?

Il suffit de rentrer dans une pièce où le taux d’humidité est trop élevé pour s’en rendre compte. À moyen et à long terme, l’exposition à une humidité excessive provoquera des allergies, des rhumes, des bronchites, des otites, etc. La liste est longue !

Pire encore, l’humidité est très souvent la cause de problèmes articulaires et de maladies respiratoires.

À court terme, les symptômes sont plus ou moins gérables. Mais, à la longue, l’excès d’humidité s’avère néfaste pour la santé, pouvant donner lieu à des conséquences irréversibles.

Comment rendre une pièce moins humide ?

La solution se trouve dans la nature. Il est en effet possible de rendre une pièce moins humide grâce à la plante que l’on nomme le « Chrysanthellum indium ». Cette dernière a la particularité d’absorber l’excès d’humidité présent dans l’air.

Le chrysanthellum indium demeure une plante vivace, facile à entretenir et peu exigeante en eau. Elle se plaît dans les climats tempérés et peut être cultivée en pot comme en pleine terre. Toutefois, rien ne vous empêche de vous orienter vers un autre type de solution. Par exemple, le gros sel de cuisine et le charbon de bois sont tout aussi efficaces !

Comment s’y prendre ?

Placez simplement quelques sachets de gros sel ou quelques briquettes de charbon de bois dans la pièce à problèmes. Vous pouvez aussi déposer ces produits au niveau des conduits d’aération. Avec le temps, le trop-plein d’humidité se dissipera.

Il est à noter que le renouvellement de ces produits se fait tous les 15 jours environ afin de préserver leur efficacité.

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A propos de l'auteur Lili Liu

Rédactrice spécialisée dans la literie et le sommeil depuis des années, je teste et compare pour vous les meilleurs matelas et accessoires de literie. J'ai plaisir à partager avec vous mes découvertes, avis et bon plans.

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